Côte d’Ivoire : Samba David annonce une marche pour l’indépendance de la justice

par David BLAY

Le chef de fil de Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (Cici) a dévoilé des actions pour consolider l’état de droit, le mardi 8 décembre.

La rue ivoirienne va connaitre de l’animation dans les prochains jours. Animant une conférence de presse, le mardi 8 décembre 2020, Samba David a annoncé une marche pacifique de la société civile pour réclamer l’indépendance de la justice.

Selon lui, l’objectif poursuivi par son organisation à travers cette invitation à battre le pavé est la consolidation de l’état de droit, de la réconciliation et partant de la démocratie. Des institutions fortes étant le ciment qui solidifie la démocratie.

Dans un discours direct, Samba David va peindre le sombre tableau que présente le système judiciaire ivoirien. Dénonçant sa partialité, son inféodation à l’exécutif et les incarcérations sans jugement. « Notre justice ne nous aide pas à aller à la réconciliation. Il faut dénoncer cette justice qui est devenue la chicotte de Ouattara pour mater toute personne qui ne penserait pas comme lui. Face à notre justice, les ivoiriens doivent s’indigner. Le mal de notre pays, c’est notre justice », a-t-il déploré.

Dans la foulée, Samba David va exhorter les acteurs du système judicaire à se démarquer pour que la Côte d’Ivoire devienne un état de droit. « Que nos magistrats aient la culture de la responsabilité », a-t-il conseillé.

« Nous organiserons, bientôt, une marche pacifique pour l’indépendance de la justice », a conclu le Coordonnateur national de la Cici.

Plus de 300 personnes croupissent dans les prisons ivoiriennes, suites aux manifestations qui ont émaillées l’organisation de la présidentielle d’octobre 2020. Si de nombreuses violences des forces de l’ordre et des partisans du pouvoir à l’encontre des protestataires ont été observées aux cours de ces actions de contestation de la candidature d’Alassane Ouattara à un 3eme mandat, force est de constater que la quasi-totalité des personnes arrêtées sont des militants de l’opposition ou des membres de la société civile. Une situation qui vient rappeler les lendemains de la crise postélectorale de 2011 où seuls les partisans du régime déchu ont fait face à la justice.

David BLAY

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